LOUER

État des lieux : décrire plutôt que supposer

Un état des lieux précis permet de comparer le logement à l’entrée et à la sortie.

Le bon réflexe

Vérifiez les conditions applicables à votre opération. Une règle peut dépendre du type de bien, du contrat et de la qualité des parties.

Comprendre le rôle du document

Pour un bail d’habitation concerné, l’état des lieux décrit le logement et ses équipements à l’entrée puis à la sortie. Il sert à comparer des constats, pas à remplacer le bail ou un diagnostic technique. Les observations précises limitent les interprétations divergentes.

Préparation pratique : prévoyez assez de temps, un éclairage suffisant et un accès aux pièces et équipements. Retrouvez le bail, les références des compteurs et la liste des clés. En meublé, l’inventaire du mobilier doit également être préparé et conservé.

Décrire pièce par pièce

Examinez sols, murs, plafonds, menuiseries et équipements. Localisez les défauts et utilisez des termes descriptifs : rayure sur une porte, tache près d’une fenêtre, élément manquant. Une mention générale comme « bon état » rend mal compte d’un défaut déjà présent.

Notez les relevés utiles, les clés et les moyens d’accès remis. Les photos datées et rattachées aux observations peuvent compléter le constat ; elles ne remplacent pas une description contradictoire. Ne concluez pas à une cause technique certaine à partir d’une trace visible.

Établir un constat contradictoire

Les parties ou leurs représentants doivent pouvoir examiner les lieux et exprimer leurs observations. Relisez le document avant signature et conservez votre exemplaire, y compris lorsqu’il est établi par voie électronique.

Si un élément ne peut pas être testé, faites inscrire ce point et la suite prévue. En cas de désaccord ou d’impossibilité d’établir un état des lieux amiable, les règles prévoient une intervention de commissaire de justice selon les conditions applicables. L’absence d’état des lieux peut avoir des conséquences juridiques : ne laissez pas simplement le document manquant sans demander conseil.

Demander un complément à l’entrée

Le locataire peut demander un complément dans les dix jours calendaires suivant l’état des lieux d’entrée pour les éléments concernant le logement. Pour les éléments de chauffage, un complément peut être demandé pendant le premier mois de la période de chauffe. Conservez la demande et les pièces ; en cas de refus, vérifiez les voies de conciliation prévues.

Ce mécanisme ne dispense pas de décrire les défauts connus dès le rendez-vous. Pour un désordre découvert ensuite, signalez rapidement les faits et les besoins d’intervention sans attendre l’état des lieux de sortie.

Préparer la sortie et comparer les constats

Reprenez l’état d’entrée et les échanges sur les interventions réalisées pendant la location. Décrivez les différences au même niveau de précision. La vétusté, liée notamment à l’usage normal et au temps, doit être distinguée des dégradations imputables au locataire.

Une différence ne justifie pas automatiquement une retenue forfaitaire sur le dépôt. Les éventuelles sommes doivent être examinées avec les justificatifs et les règles applicables. Consultez le parcours locataire et le parcours bailleur pour replacer le constat dans les autres démarches de départ.

Conserver un dossier lisible

Classez états d’entrée et de sortie, inventaire, photos, courriers et justificatifs. En cas de litige, préparez une chronologie courte et identifiez les observations contestées. Une ADIL peut aider à clarifier la démarche adaptée ; le guide ne tranche pas le désaccord.

POUR SE PROJETER

Un exemple concret

Exemple fictif : à l’entrée, une rayure est localisée sur le sol du séjour et photographiée. À la sortie, les parties reprennent cette observation pour la comparer à l’état actuel, au lieu de déduire une dégradation nouvelle d’une simple mention initiale « bon état ».

Questions fréquentes

Les photos remplacent-elles le document signé ?

Elles peuvent compléter un constat précis mais ne remplacent pas à elles seules l’état des lieux établi contradictoirement.

Une usure normale doit-elle être facturée comme une dégradation ?

La vétusté doit être distinguée des dégradations imputables au locataire. Faites examiner les constats et les justificatifs en cas de désaccord.

À VOUS DE JOUER

Ma checklist

0 / 4

Des points de préparation à adapter à votre situation.

Votre progression reste dans ce navigateur.

Sources officielles

Consultation le 17 octobre 2026. Consultez les pages sources pour les conditions et exceptions détaillées.

← ÉTAPE PRÉCÉDENTEMettre en location : le parcours propriétaire bailleurPOUR ALLER PLUS LOIN →Découvrir les outils